Sébastien Castiel

Vivre sans tĂ©lĂ©, c’est possible ? (Spoiler : oui)

Vivre sans tĂ©lĂ©, c’est possible ? (Spoiler : oui)

15 Sep 2015 ‱ 4 min read

En rĂ©ponse Ă  cet article sur Medium, voici mon retour d’expĂ©rience sur la suppression de la tĂ©lĂ© de mon quotidien. Pour commencer, je pense avoir Ă©tĂ© plus modĂ©rĂ© dans le sens oĂč la tĂ©lĂ© trĂŽne toujours en piĂšce maĂźtresse de mon salon, et elle est mĂȘme souvent allumĂ©e. Pour regarder des films, des sĂ©ries sur Netflix ou autres, mais quasiment jamais sur la « tĂ©lĂ© » au sens « chaĂźnes de tĂ©lĂ© ».

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Comme pour Joël, il y a encore quelques mois, la télé occupait une grande part de mon rythme de vie.

Ça commençait le matin pendant mon petit dĂ©jeuner sur les chaĂźnes d’infos. Pour peu que le petit dĂ©jeuner dure assez longtemps, il m’arrivait mĂȘme de zapper sur une autre chaĂźne d’infos quand les reportages tournaient en boucle


Puis le soir en rentrant : soi-disant fatiguĂ© de ma journĂ©e, l’envie de poser mon cerveau et de ne surtout pas faire quelque chose de constructif m’envahissait
 D’abord des Ă©missions dĂ©biles genre « Un dĂźner presque parfait », puis c’était parti pour Canal+ : le JT, et bien sĂ»r la grand-messe du Grand Journal, les Guignols et autre Petit Journal.

J’enchaĂźnais avec le programme de la soirĂ©e : au mieux un film que j’avais probablement dĂ©jĂ  vu, parfois mĂȘme que j’avais en DivX quelque part ; au pire une sĂ©rie policiĂšre comme on en voit tant.

Voici les quelques constats que je fais avec le recul :

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À prĂ©sent tout ceci me paraĂźt un brin ridicule. Je n’ai pas arrĂȘtĂ© la tĂ©lĂ© comme ça parce que je l’avais dĂ©cidĂ© du jour au lendemain. Juste parce qu’un jour je n’ai pas eu envie d’allumer la tĂ©lĂ©. Puis le lendemain non plus, ni le jour d’aprĂšs. Et ça ne m’a pas manquĂ©. Pourquoi ?

Parce que plutĂŽt que d’allumer la tĂ©lĂ© tout le temps, j’écoute plutĂŽt de la musique ou la radio.

Parce que ne plus entendre de publicitĂ© dans mon appart’ Ă  longueur de journĂ©e fait un bien fou.

Et surtout, surtout, parce que je me suis aperçu qu’on vit trĂšs bien sans tĂ©lĂ© pour une raison simple : la qualitĂ© des programmes est abominable (sauf exceptions heureusement).

Les journaux en continu ? De l’info prĂ©mĂąchĂ©e, aucun recul sur ce qui se passe, les mĂȘmes dĂ©pĂȘches d’une chaĂźne Ă  l’autre. Le Grand Journal ? Elle est loin l’époque oĂč c’était l’émission incontournable oĂč les politiques et artistes se devaient de passer. ArrĂȘtez de changer le prĂ©sentateur : planchez juste sur une nouvelle Ă©mission qui sorte un peu de l’ordinaire !

Et enfin, les films et sĂ©ries qui passent ? Ce n’est pas qu’ils sont mauvais, c’est juste que :

Comme je l’ai dit en prĂ©ambule, je regarde toujours la tĂ©lĂ©, mais maintenant je choisis ce que je veux regarder. Je regarde sĂ»rement mĂȘme plus de films qu’avant. Si l’on prend Netflix par exemple, tous les films sont disponibles en VO avec des sous-titres de qualitĂ©. Et ça c’est super apprĂ©ciable.

Le plus drĂŽle, c’est qu’il y a un ou deux ans si quelqu’un m’avait dit qu’il avait arrĂȘtĂ© de regarder la tĂ©lĂ©, je me serais moquĂ©. Je me serais dit qu’il prend les gens de haut, comme si lui ne pouvait s’abaisser au niveau des gens normaux en regardant les Ă©missions encourageant Ă  la consommation.

Faire un Ă©tat des lieux sur l’état actuel de la tĂ©lĂ©vision, imaginer comment elle peut Ă©voluer dans les prochaines annĂ©es, savoir pourquoi on en est arrivĂ© Ă  une telle mĂ©diocrité  Tant de questions qui mĂ©riteraient chacune un article (ou une thĂšse) dĂ©diĂ©. Je n’ai pas le recul et les compĂ©tences pour le faire. Tout ce que je peux dire, c’est qu’à titre personnel je vis bien mieux sans tĂ©lĂ© !